Présentation

Bonjour,

l’accès à l’eau potable doit devenir un droit humain. Actuellement, plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Quatre millions d’enfants meurent chaque année à cause des maladies hydriques.

Généralement, il s’agit de la population qui vit sous le seuil de pauvreté. Ainsi, la lutte contre celle-ci doit commencer par l’accès à l’eau potable pour tous. Son utilisation améliore directement la santé des consommateurs.

 

Exploiter les nappes à grande profondeur exige de l’équipement motorisé lourd pour réaliser les forages. Ce choix technologique exige des mobilisations financières très importantes. Remonter l’eau sur des hauteurs importantes nécessite des dispositifs de pompage coûteux. Ainsi, il sera difficile de fournir à court ou à moyen terme l’accès à l’eau potable pour une grande partie de cette population qui en est actuellement privée. De nombreux pays ne pourront pas mobiliser les fonds nécessaires pour satisfaire tout le monde. Il y a encore d’autres priorités à satisfaire dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’agriculture…

 

Il existe une alternative: le forage à motricité humaine.

 

Une technologies ancienne permet de réaliser des forages à moindre coût en utilisant la motricité humaine. Cette technologie ne permet pas de percer des couches importantes de roche dure, comme le granit.

 

Petite histoire personnelle

En 1994, confronté à des difficultés de disponibilité d’eau sur les élevages ovins installés en Côte d’Ivoire par le Programme d’Appui à l’Elevage Ovin dont j’étais le coordinateur, j’avais proposé la réalisation de forages motorisés sur les fermes au Fonds Européen du Développement qui finançait le projet. “Trop coûteux” fut la réponse du bailleur. Un forage à 6 millions de FCFA.

 

Je me suis posé la question suivante : “comment les forages étaient-ils réalisés avant la motorisation de l’équipement actuellement utilisé ?”. Après une année de recherche, j’ai découvert l’existence de la technologie du forage à motricité humaine. Mais le matériel adéquat n’est plus commercialisé.

 

A partir de certains schémas et de documents, l’outillage a été construit pour réaliser des forages manuels. Les compétences d’un forgeron, d’un ferronnier et d’un atelier de tournage installé à Bouaké en Côte d’Ivoire ont été sollicitées.

 

En décembre 1997, le premier forage manuel a été réalisé avec peu de matériel dans une femme située près de Brobo en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, ce forage est toujours opérationnel. Selon les difficultés rencontrées sur les forages suivants, d’autres tarières et accessoires ont été imaginés, construits, expérimentés et améliorés.